La révolution verte, 40 ans après

Publié le par Caroline

Une des plus grosses famines qu'est connue l'Inde est survenue en 1943 au Bengale, sous la gouvernance des anglais. Cette famine a hanté les mémoires pendant longtemps et dès l'indépendance de l'Inde en 1947 la sécurité alimentaire est devenue une priorité. De 1947 à 1956 de nombreux efforts ont été réalisés, mais les succès n'étaient que relatifs étant donnée que la croissance démographique était bien plus rapide que la croissance agricole. En 1956 Nerhu lance alors un long programme de modernisation agraire. Il confie cette mission  à un jeune agronome et généticien, Monkombu Swaminathan (père de la révolution verte). En quelques mois il réussit à doubler la production agricole en important massivement des engrais, en utilisant des semences à haut rendement et des techniques de culture intensive, et en favorisant la monoculture. Le pays atteint rapidement l'autosuffisance, la sécurité alimentaire est garantie, et le pays devient même exportateur de denrées.

Malheureusement la révolution verte est passée d'une révolution légitime, celle d'apporter à manger à tout le monde, à une révolution du profit. L'agriculture intensive avec l'utilisation d’engrais crée de sérieux problèmes environnementaux (érosion des sols, pollution des eaux, diminution du niveau des nappes...) mais remet également en question la durabilité de l'agriculture indienne. En effet, l'agriculture intensive rend les sols stériles. Dans de nombreuses régions les sols deviennent salins, alcalins ou présentent des carences en minéraux. D'autre part, la culture intensive de graines à haut rendement nécessite beaucoup d'eau. Dans un premier temps, les réseaux d'irrigation ont été développés, puis on a commencé à forer pour capter l'eau de la nappe. Les paysans sont mêmes encouragés dans ce sens car ils sont subventionnés pour ne pas payer l'électricité nécessaire au fonctionnement des pompes. Mais ceci n’est pas  sans conséquences, l'agriculture intensive diminue la capacité des sols à retenir l'eau et diminue aussi le taux d'infiltration de l'eau dans le sol. Par conséquent la demande en eau des cultures est de plus en plus grande, tandis que la recharge des nappes est de plus en plus faible. Au Pendjab, la plus grosse région agricole de l'Inde, le niveau des nappes diminue de 0.23m par an.

Ces problèmes écologiques vont de pair avec des problèmes sociologiques. Tandis que les riches propriétaires agricoles ont su tirer au mieux profit de la révolution verte, les petits paysans sont entrés dans un cercle vicieux de l'endettement. Leurs cultures sont de plus en plus gourmandes en engrais et en eau, chaque année ils s'endettent pour acheter plus d'engrais ou creuser un nouveau puits. Ils deviennent par conséquent très vulnérables à une sécheresse ou à une invasion d'insectes. Depuis 10 ans, le taux de suicide chez les paysans à augmenter de façon inquiétante.

La révolution verte ayant atteint son but initial depuis longtemps, il est maintenant temps de penser à développer une agriculture plus durable adaptée aux contraintes climatiques et géographiques de chaque région. L'Inde a tout intérêt à favoriser la culture de denrées peu consommatrices en eau comme les légumineuses et cesser de favoriser la culture intensive riz-blé par rotation qui est très gourmande en eau (le gouvernement assure un prix minimum de revente de ces 2 denrées). Il est aussi important de prendre des mesures justes sur le prix de l'eau et de l'énergie, pour que chacun prenne conscience que cette ressource essentielle qu’est l'eau doit être utilisée de manière durable. Il faut aussi inciter les paysans à utiliser des engrais naturels tel que le fumier, qui permettront d'assurer une fertilité des sols sur le long terme.

Une nouvelle révolution verte est nécessaire, durable cette fois. Elle ne pourra cependant se réaliser que si le gouvernement met en place une  politique allant dans ce sens. Malheureusement, ça ne semble pas être le cas pour le moment. Le gouvernement favorise l'irrigation intensive et cherche de nouveaux moyens d'apporter plus d'eau. Il favorise également les recherches vers des OGM à haut rendement plutôt que de développer des engrais et pesticides naturels par exemple. Le temps presse maintenant avec la population qui ne cesse de s'accroître et la productivité agricole qui atteint un palier.

 
Sources:
 
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C
<br /> vous avez raison surtou je vous félicite jaime bine se que vous dite si les politicien pouvais voirs se ki se passe vraiment en inde je les orais mis a la place des pauve et les paucves a leur<br /> place si vous voulez me contacter voirci mon téléphone 0690/95/22/83 OU gwadabo_97@hotmail.FR<br /> <br /> <br />
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C
<br /> MERCI DE CES INFORMATION VOUS AVEZ VRAIMENT RAISON LES PAUVRES ON ENFIN LE MORALLE GONFLé HA BLOC PK LES VOIR KOME CELA SA ME RENDAIT VRAIMENT TRISTE SI VOUS VOULEZ ME CONTACTER TENER MON NUMéROS<br /> 0690/95/22/83 OU MON MSNGWADABOY_97@HOTMAIL.FR<br /> <br /> <br />
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M
il est curieux que Nehru ait pu lancer en 1967 la révolution verte alors qu'il est mort en 1964 ...
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<br /> Effectivement, merci de faire remarquer ceci. C'est en 1956 que Nehru a lancé la révolution verte.<br /> <br /> <br />
M
merci beaucoup cela m'a aidé a faire mes devoires et d'apprendre des choses que j'ignorais merci !
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M
merci beaucoup pour cette article moi meme je suis alé o bangalore cet endroit si magnifique jaimerai beaucoup vou rencontré pour discuté de tt sa moi meme sui je Ingénieur en hydraulique aisi que mon cher mari je peut constater que nous avons les meme passion et que jaimerais baucoup partager avec vous encore une foi merci pour se blog que vous avait créés il y a déja 2 ou meme 3ans
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